Action Pollution Plomb Toulouse

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Au nord de Toulouse, quartier « Barrière de Paris », la Société de Traitement Chimique des Métaux (STCM) a recyclé des batteries au plomb de 1952 à 2020. Depuis la cessation de son activité, elle doit réhabiliter le site et ses abords, pollués pendant son exploitation, notamment pour protéger la santé publique. Or la réhabilitation imposée par l’État à l’exploitant apparaît insuffisante.

CGU

ATTENTION

Les personnes qui souhaitent obtenir des renseignements au titre de la présente action doivent adresser leur demande par courriel à l’adresse : 

plomb@metis-avocats.fr

 

Objectifs de l'action

Au nord de Toulouse, dans le quartier « Barrière de Paris », la Société de Traitement Chimique des Métaux (STCM) a mené une activité de recyclage de batterie au plomb entre 1952 et 2020. Depuis lors, elle a cessé son activité. À cette occasion, afin de garantir notamment la santé publique, l’entreprise est amenée à une réhabilitation du site et de son environnement compte tenu des pollutions qu’elle a généré sur le site et hors du site durant son exploitation. La réhabilitation décidée par les services de l’Etat à la charge de l’exploitant apparait insuffisante.

Dans ce contexte, l’action proposée vise :

  • à obtenir une dépollution plus complète dans l’environnement du site ;
  • à être indemnisé des préjudices subis. 

COMPRENDRE LA SITUATION

En 1952, la STCM s’installe avenue de Fondeyre, au nord de Toulouse. Pendant près de soixante ans, ses fours fondent le plomb des batteries automobiles usagées. Autour de l’usine, la ville grandit : maisons, écoles, crèches, jardins. 

L’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie décrit une diffusion continue de poussières plombées des années 1950 à 2011. La fonderie s’arrête en 2011, l’activité de broyage en 2020. Le plomb, lui, ne se dégrade pas : il est resté dans la terre des jardins, où l’exploitant, l’autorité préfectorale et l’ARS voient aujourd’hui le principal vecteur d’exposition des habitants. Ce qui est vrai pour le plomb l’est également pour d’autres métaux lourds (cadmium et arsenic notamment) donc les effets délétères sur la santé sont largement documentés depuis des siècles. 

La pollution s’étendu sur environ 2 km2 (soit 2 % de la surface de Toulouse). 

L’administration connaissait le risque. Dès les années 90, des analyses de sols sont effectuées dans l’environnement de la STCM. Dès 2000, l’usine figurait sur la liste nationale des établissements prioritaires pour leurs rejets de plomb. À partir de 2001, le suivi de la pollution contenue dans les sols est plus fréquent et régulier. Toutefois, ce n’est qu’en octobre 2022 qu’une surveillance sanitaire est mise en place à travers des plombémies. Un chiffre sonne l’alarme ce sont plus 12.000 habitants autour de l’usine qui se trouvent exposés aux effets des métaux lourds.  

En 2025, l’État n’a ordonné la dépollution que de 14 jardins sur plus de 1.200 jardins privés (soit 1,16 % des jardins analysés…). Sans compter les parcs publics comme le Jardin de la Vache ou jardin partagé de La Salade dans lequel on cultive des légumes en pleine terre. 

Ce sont également 1.526 éléves répartis sur 6 écoles, sans compter les 3 crèches et un IME (Institut médico-éducatif).  

Pour les habitants réunis au sein de l’association du Collectif Toulousain contre la Pollution au Plomb (CTPP), le compte n’y est pas. 

 Quartiers concernés (Cliquez ici)

L’ARS a délimité une zone de surveillance sanitaire à partir des analyses de sols réalisées par l’exploitant et comprenant une courbe de pollution au plomb présumée à hauteur de 100 milligrammes de plomb par kilogramme de terre.

Ainsi, les rues concernées au titre de la présente action sont notamment :

  • avenue des Etats-Unis, Avenue de Fronton,
  • rue Frederico Garcia Lorca, chemin du boulodrome,
  • rue Bastiat, rue de la Louisiane, rue Cervantes,
  • rue des érables, rue Paul Verlaine, rue Arthur Rimbaud,
  • rue Jules Ferry, rue de Canada,
  • rue Charles Nuitter,
  • rue Muratet,
  • chemin des Cytises,
  • Route de Launaguet,
  • impasse Barthe,
  • etc. 
 Quels risques sanitaires ? (Cliquez ici)

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), en tant qu’émanation du Ministère de la Santé qui a notamment pour mission de fournir aux pouvoirs publics l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires, a rappelé que « la survenue de beaucoup d’effets sur la santé du plomb est aujourd’hui établie lorsque la plombémie est inférieure à 100 µg/L et même 50 µg/L » voire « sans seuil de dose ». 

Ces effets du plomb sur la santé sont attendus, même à des faibles doses d’exposition, dans l’ensemble de la population exposée (jeunes enfants, adolescents, adultes). 

Cependant, les jeunes enfants sont considérés comme la population la plus sensible à ces effets (enfants de moins de sept ans). La femme enceinte est également identifiée comme personne sensible. 

Certains des effets sanitaires identifiés sont par exemple les suivants : 

  • Enfant de moins de 7 ans : effets cognitifs (sans seuil), augmentation du risque de trouble de l’attention (sans seuil), diminution de l’acuité auditive (sans seuil) 
  • Adulte et adolescent : effets toxiques rénaux (inférieure à 50 µg/L), altération des performances intellectuelles (entre 200 µg/L et 400 µg/L) 
  • Femme enceinte : exposition in utero (mêmes effets cognitifs que l’exposition post-natale des enfants, sans seuil), risque d’hypertension artérielle gravidique (inférieure à 50 µg/L) 

D’autres effets sanitaires liés à une exposition au plomb sont établis pour des concentrations plus élevées allant jusqu’au risque létal. 

Il est intéressant de relever que d’autres polluants qui pourraient être présents dans l’environnement du site STCM sont également toxiques pour les êtres humains tels que le cadmium qui est classé dans le groupe 1 comme un métal cancérogène certain par le Centre International de Recherche sur le Cancer (notamment cancer des poumons, de la prostate, des reins) mais peut également être toxique pour la reproduction humaine, être mutagène (défauts génétiques), causer des atteintes rénales (maladies rénales chroniques) et une fragilité des os (ostéoporose). 

Au 1er février 2026, 359 plombémies ont été réalisées sous l’égide de l’ARS. 359 plombémies sur 12 000 personnes de concernées, soit 3%. Pour autant, bien que ces investigations soient insuffisantes, sur ces 359 plombémies, 3 cas ont présenté des résultats élevés de plomb dont l’un d’entre-eux fait état de saturnisme lié au contexte de la STCM. 

Dépolluer pour neutraliser le risque sanitaire

La dépollution est une mesure qui permet de neutraliser l’exposition au polluant c’est-à-dire au risque sanitaire. Au cas présent, cette dépollution est présentée comme une substitution des terres impactées par le plomb par des terres saines. 

Or, seulement 14 parcelles bénéficient à ce jour de cette dépollution. Cela est insuffisant. 


COMPRENDRE LA PROCEDURE PROPOSEE


     

L’action  consiste à rechercher la responsabilité des services de l’Etat dans la mesure où ils sont investis de pouvoirs de police leur permettant de garantir dans un tel cas de figure les intérêts protégés par la loi parmi lesquels la santé publique.

Ainsi, relevant de leur compétence, l’action poursuit deux objectifs :

  • obtenir une dépollution complète de la zone polluée et
  • une indemnisation des préjudices subis.

Dans le cadre d’une action judiciaire, aucun résultat ne peut être garanti aux personnes qui souhaitent agir compte tenu de l’aléa qui lui est inhérent. Néanmoins, les avocats en charge de l’affaire établissent pour chaque personne des dossiers les plus complets possibles pour obtenir gain de cause.

 
 
 Quels préjudices peuvent être indemnisés ? (Cliquez ici)

Pour démontrer l’existence de vos préjudices, les avocats en charge de l’affaire solliciteront de votre part la communication des documents nécessaires.

Un préjudice de jouissance : une vie et un habitat diminués par la pollution (que vous soyez propriétaire ou simple locataire)

  • Vous ne pouvez plus utiliser l’eau de pluie, vos puits ;
  • Vous devez respecter une hygiène rigoureuse : lavage fréquent des mains avec du savon, ongles coupés courts et régulièrement brossés, lavage fréquent des jouets utilisés en extérieur, lavage des vêtements de jardinage ;
  • Les enfants ne doivent pas jouer dans la terre, les jardins ;
  • Eviter ou limiter la production et la consommation de potagers ou à défaut procéder au lavage soigneux des produits ;
  • Ne pas arroser le potager à l’eau de pluie ;
  • Le cas échéant, procéder à des cultures hors sols ;
  • Entretien du logement : nettoyage humide du sol des habitations, limiter l’entrée de poussières extérieures (chaussures, objets, jouets, animaux domestiques, etc. ; lavage régulier des rebords de fenêtres et des sols en dur autour des habitations), éviter les sols nus autour des habitations et procéder à un aménagement particulier, préférer les sols et revêtements facilement lavables dans les habitations en évitant les tapis et moquettes.

Un préjudice lié à la perte de valeur de votre bien immobilier et à la perte de valeur locative :

  • La valeur de votre bien immobilier a réduit ;
  • Vous subissez des difficultés pour vendre votre bien ;
  • Vous subissez une diminution des loyers portant sur la location de votre bien ;
  • Vous avez des difficultés pour louer le bien ;

Un préjudice lié à la santé :

  • Vous subissez une pathologie ou une maladie en lien avec une exposition au plomb, au cadmium ou à tout autre métaux lourd en lien avec la STCM ;
  • Vous faites l’objet d’un traitement, d’un suivi médical à ce titre ;
  • Vous faites état de dépenses de santé en lien avec cette prise en charge médicale ;

Un préjudice moral :

  • Vous avez appris l’existence de la pollution après vous être installé dans la zone polluée ;
  • Vous avez un ou des enfants ;
  • Vous avez fait état d’une grossesse ou avez un projet de grossesse ;
  • Vous avez utilisé l’espace extérieur attaché à votre bien immobilier ;
  • Vous avez consommé les produits de votre potager ;

Un préjudice matériel lié aux mesures préventives pour limiter votre exposition :

  • Vous avez acquis du matériel pour limiter l’exposition (surélévation du potager, matériel de nettoyage du bien, etc.) ;
  • Vous avez procédé à des travaux sur les espaces extérieurs (dallage, bétonnage, gravier, pelouse, etc.)
  • Vous avez procédé à des mesures pour détecter la présence des substances polluantes ;
  • Vous avez pris toutes autres mesures utiles à la prévention de l’exposition à la pollution ;
ATTENTION : selon votre qualité (propriétaire, locataire, bailleur) vous pouvez évoquer ou non certains préjudices : seul un propriétaire peut invoquer un préjudice lié à la perte de valeur du bien immobilier ou à la perte de valeur locative ; seul un résident dans la zone polluée peut invoquer un préjudice lié à la santé, un préjudice de jouissance.

COMMENT PARTICIPER A CETTE ACTION COLLECTIVE ?

 Qui peut participer ? (Cliquez ici)

Toute personne physique sous réserve de répondre aux conditions cumulatives suivantes : 

  • Vous êtes propriétaire ou locataire d’un bien situé dans la zone de surveillance sanitaire délimitée par l’ARS ; 

Toutefois, les propriétaires et locataires qui auraient un bien situé hors de la zone susvisée peuvent s’inscrire à la présente action. En pareil cas, les avocats leur indiqueront les documents à produire. 

  • Votre bien immobilier dispose d’un terrain extérieur situé dans la même zone ; 

Plusieurs personnes par foyer peuvent agir si elles justifient personnellement d’un préjudice lié à la santé et/ou d’un préjudice moral. 

Seuls le ou les représentant(s) léga(ux)l peuvent agir pour le compte de leur enfant(s) mineur(s). 

Les associations peuvent également agir dans le cadre de l’action collective proposée si elles font état d’une déclaration officielle au Journal Officiel des associations et disposent d’objets statutaires en lien avec la défense de l’environnement, de la santé publique, etc. En toutes hypothèses, les avocats en charge de l’affaire procèderont à une analyse de votre recevabilité. 

De même, concernant les habitats collectifs et notamment les espaces extérieurs collectifs, la copropriété (ou l’un des habitants de la copropriété) peut se rapprocher du cabinet en charge de l’affaire pour examiner la recevabilité de leur action. 

Enfin, de la même manière, les collectivités territoriales qui souhaiteraient agir sont invitées à prendre attache avec le cabinet en charge de l’affaire. 

 Quelles pièces dois-je communiquer ? (Cliquez ici)

① Complétez dans votre Espace Personnel (onglet « Mes actions collectives ») :

  • Formulaire « Informations du justiciable »
  • Formulaire « Informations du dossier »

② Déposer les documents suivants dans votre Espace Personnel, dans l'onglet "Mes actions collectives"

Pour les propriétaires résidant ou non dans ou aux abords de la zone polluée 

  1. Pièce d’identité (obligatoire) — Carte d’identité recto/verso ou passeport en cours de validité 

  1. Localisation du bien dans la zone polluée (obligatoire) — Titre de propriété ; justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture d’électricité, de gaz, d’eau) ; analyses de sols pollués si le bien est situé hors du périmètre de la zone identifiée 

  1. Exposition à la pollution – Composition des espaces extérieurs au bien (photographies…) (facultatif) ; justificatifs de la composition du foyer (livret de famille), documents médicaux liés à une grossesse ou à un projet de grossesse (obligatoires si vous êtes concernés) ; justificatifs de fréquentation des espaces collectifs pollués (inscription dans une école primaire, crèche, attestations de fréquentation d’une aire de jeux, de parcs, de jardins potagers, etc.) (obligatoire si vous êtes concernés) ; plombémies (facultatif mais recommandé si vous êtes concerné) ; bail d’habitation du bien mis en location (obligatoire si concerné) 

  1. Dommages subis – justificatifs liés aux frais engagés pour respecter les recommandations de l’ARS (travaux, achat de matériel, etc.) (facultatif), évaluation immobilière et/ou justificatifs liés aux difficultés pour vendre le bien immobilier (offres de vente, recours à des professionnels, etc.) (obligatoire si concerné), justificatifs médicaux (diagnostics, suivi médical, traitement en lien avec les risques sanitaires liés à une exposition au plomb ou autres métaux lourds) (obligatoire si concerné), cahier de doléances qui vous sera remis à remplir par vos soins (obligatoire) 

Attention : un propriétaire d’un bien situé dans ou aux abords de la zone polluée mais qui ne réside pas sur place ne pourra pas se prévaloir d’un préjudice lié à la santé. 

Pour les locataires résidant dans ou aux abords de la zone polluée 

  1. Pièce d’identité (obligatoire) — Carte d’identité recto/verso ou passeport en cours de validité 

  1. Localisation du bien dans la zone polluée (obligatoire) — Bail d’habitation ; justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture d’électricité, de gaz, d’eau) ; analyses de sols pollués si le bien est situé hors du périmètre de la zone identifiée 

  1. Exposition à la pollution – Composition des espaces extérieurs au bien (photographies…) (facultatif) ; justificatifs de la composition du foyer (livret de famille), documents médicaux liés à une grossesse ou à un projet de grossesse (obligatoires si vous êtes concernés) ; justificatifs de fréquentation des espaces collectifs pollués (inscription dans une école primaire, crèche, attestations de fréquentation d’une aire de jeux, de parcs, de jardins potagers, etc.) (obligatoire si vous êtes concernés) ; plombémies (facultatif mais recommandé) 

  1. Dommages subis – justificatifs liés aux frais engagés pour respecter les recommandations de l’ARS (travaux, achat de matériel, etc.) (facultatif), justificatifs médicaux (diagnostics, suivi médical, traitement en lien avec les risques sanitaires liés à une exposition au plomb ou autres métaux lourds) (obligatoire si concerné), cahier de doléances qui vous sera remis à remplir par vos soins (obligatoire) 

Remarque : le locataire peut informer son bailleur de l’existence de la présente action collective et des finalités qui y sont poursuivies (dépollution des espaces extérieurs au bien, indemnisation liée à une éventuelle perte de valeur immobilière et/ou locative) pour agir. 

Attention : un locataire ne peut se prévaloir d’un préjudice lié à la perte de valeur immobilière ou locative, il ne pourra pas non plus solliciter une mesure de dépollution. 

 Combien cela coûte-t-il ? (Cliquez ici)

Conditions et honoraires : 

  • Honoraires fixes de base par personne : 500 euros HT, soit 600 euros TTC ; 
  • Honoraires fixes complémentaires par personne en cas de diligences supplémentaires réalisées par les avocats : 
    • 250 euros HT, soit 300 euros TTC pour chaque mémoire écrit produits devant la juridiction compétente ; 
    • 250 euros HT, soit 300 euros TTC pour l’assistance dans le cadre d’une expertise et par expertise ; 
    • 100 euros HT, soit 120 euros TTC afin que les avocats vous représentent à l’audience. 

À l’échelle d’un foyer, si plusieurs personnes souhaitent agir en justice dans la mesure où elles subiraient des préjudices personnels (santé, moral), des honoraires préférentiels sont proposés par personne supplémentaire du foyer : 

  • Honoraires fixes de base par personne : 100 euros HT, soit 120 euros TTC ; 
  • Honoraires fixes complémentaires par personne en cas de diligences supplémentaires réalisées par les avocats : 
    • 100 euros HT, soit 120 euros TTC pour chaque mémoire écrit produits devant la juridiction compétente ; 
    • 100 euros HT, soit 120 euros TTC pour l’assistance dans le cadre d’une expertise et par expertise ; 
    • 40 euros HT, soit 48 euros TTC afin que les avocats vous représentent à l’audience. 

Ces honoraires couvrent les diligences des avocats jusqu’à intervention d’une décision de justice de première instance. Tout exercice des voies de recours devra faire l’objet d’un avenant à la convention d’honoraires. 

Si vous obtenez une indemnisation, des honoraires de résultat vous seront demandés à hauteur de 10% HT, soit 12% TTC, prélevés sur le total des sommes obtenues en réparation de vos préjudices. Néanmoins, aucun résultat ne peut être garantie dans le cadre d’une action judiciaire. 
 Prise en charge des honoraires (Cliquez ici)

Nous vous invitons à vérifier auprès de vos assurances (habitation, automobile, carte de crédit) si vous bénéficiez d’une assurance de protection juridique. Si tel est le cas et que votre assurance accepte de mettre en œuvre cette garantie de protection juridique, nous vous remercions de nous l’indiquer. 

Nous vous invitons également à vérifier si vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle (prise en charge des honoraires par l’Etat). Pour ce faire, vous devez dans un premier temps procéder à une simulation sur le site internet suivant : https://www.aidejuridictionnelle.justice.fr/simulateur.

Vous pouvez également vérifier les conditions d’éligibilité à l’aide juridictionnelle à l’adresse suivante : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/N261. Ensuite, un dossier de demande d’aide juridictionnelle devra être adressé au bureau d’aide juridictionnelle pour obtenir une décision officielle. 

Dans ces deux hypothèses, une convention d’honoraires vous est adressée pour signature. En cas de succès de l’action au titre indemnitaire, des honoraires de résultat pourront vous être demandés. Concernant ce type d’honoraires, cela n’est aucunement pris en charge par l’assurance de protection juridique ou l’aide juridictionnelle. Les conditions et fixation de ces honoraires de résultat sont décrits dans la rubrique « Combien cela coûte-t-il ? ». 


POUR ALLER PLUS LOIN

 Quel est l'intérêt d'une action collective dans cette affaire ? (Cliquez ici)

Le principe des actions collectives défendues par MyLeo est simple : L’Union fait la Force. 

En rejoignant l’action collective, vous : 

  • Mutualisez les coûts de la procédure, et notamment ceux des analyses et des expertises, rendant l’accès à la justice accessible à tous 
  • Renforcez le poids du recours : un grand nombre de requérants démontre que la pollution ne se limite pas à 14 jardins 
  • Bénéficiez d’un dossier consolidé, appuyé sur les documents administratifs, les données sanitaires et les analyses de sols réunis pour tous 
  • Gardez votre indépendance : la procédure reste individuelle, sans obligation d’adhérer à une association 
 Glossaire juridique (Cliquez ici)

Ce glossaire explique en termes simples les notions juridiques essentielles pour comprendre l'action collective.


Agence régionale de santé (ARS) : établissement public chargé de la politique de santé dans la région. À Toulouse, l’ARS Occitanie pilote la surveillance sanitaire autour de l’ancienne usine STCM.

Assurance de protection juridique : contrat d’assurance facultatif qui permet, notamment, la prise en charge totale ou partielle des frais liés à une procédure judiciaire. Les domaines couverts, ceux éventuellement exclus et les plafonds de prise en charge sont propres à chaque contrat.


Cadmium : métal toxique souvent associé au plomb dans les activités de recyclage. Il s’accumule dans les reins et passe plus facilement que le plomb du sol vers les légumes.

Chef de préjudice : traduction juridique d’un dommage subi et qui donne droit à réparation. Pour donner droit à réparation, le préjudice doit être certain et direct, et il doit exister un lien de causalité entre le fait dénoncé et le dommage subi. Compte tenu de ces critères et des particularités de chaque situation, certains chefs de préjudice pourront être réduits ou écartés.


DREAL : direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement : service de l’État chargé, sous l’autorité du préfet, de contrôler les installations industrielles.


  

Honoraires de base ou honoraires complémentaires : ces honoraires rémunèrent les diligences effectivement réalisées par l’avocat (étude et constitution du dossier, rédaction des écritures, etc.). Leur montant et les diligences qu’ils couvrent sont prévus dans la convention d’honoraires. 

Honoraires de résultat : honoraires complémentaires aux honoraires de base et conditionnels à l’obtention d’un gain financier pour le client. Ils correspondent à un pourcentage de la somme obtenue.


 

Indemnisation : réparation d’un préjudice par le versement d’une somme d’argent à la personne lésée. Ce préjudice peut être matériel, moral ou corporel.

Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) : installation industrielle dont l’exploitation est soumise à l’autorisation et au contrôle du préfet en raison des risques qu’elle présente. L’usine STCM en était une.


  

mg/kg : milligrammes de plomb par kilogramme de terre : l’unité utilisée pour exprimer les résultats des analyses de sol. 


  

Plombémie : concentration de plomb dans le sang, mesurée par une prise de sang. Elle s’exprime en microgrammes par litre (µg/L).

Préjudice matériel ou patrimonial : dommage causé par une atteinte aux biens ou au patrimoine d’une personne : perte de valeur d’un bien, frais engagés, etc.

Préjudice moral ou extrapatrimonial : dommage causé par des souffrances psychologiques ou des troubles de la vie quotidienne, comme l’inquiétude liée à l’exposition de sa famille à une pollution.


 

Responsabilité de l’État : obligation pour l’État de réparer les dommages causés par une faute de ses services, par exemple une carence dans le contrôle d’une installation industrielle. Elle est jugée par le juge administratif.


 

Saturnisme : intoxication par le plomb. Chez l’enfant, elle est définie par une plombémie égale ou supérieure à 50 µg/L et doit être déclarée à l’ARS.


  

Tribunal administratif : juridiction de première instance compétente pour juger les litiges entre les particuliers et l’administration, notamment les demandes d’indemnisation dirigées contre l’État.

 En savoir plus sur les décisions de justice dans des affaires comparables (Cliquez ici)

Cour administrative d’appel de Douai, 23 mai 2024 (n° 22DA00216) — Dans l’affaire de l’ancienne fonderie Metaleurop Nord (Pas-de-Calais), la cour a retenu la responsabilité de l’État et indemnisé des riverains.

Conseil d’État, 24 juillet 2025 (n° 496331) — Le Conseil d’État a annulé cet arrêt et renvoyé l’affaire : la cour ne pouvait se fonder sur le seul constat de la pollution ; elle devait caractériser précisément le manquement de l’État au regard des mesures prises depuis l’ouverture de l’usine. Communiqué du Conseil d’État.

 Protéger sa famille en attendant (Cliquez ici)

L’ARS recommande aux habitants de la zone :

  • une prise de sang gratuite pour les enfants de 6 mois à 6 ans et les femmes enceintes : parlez-en à votre médecin ;
  • de se laver souvent les mains, de garder les ongles courts et de nettoyer les jouets d’extérieur ;
  • de nettoyer les sols à la serpillière humide plutôt qu’au balai ou à l’aspirateur ;
  • d’éviter les jeux sur la terre nue et de limiter la consommation des légumes du potager.

Source : ARS Occitanie, page Fondeyre-STCM.

Qui vous représente ?

Christophe LÈGUEVAQUES

Avocat au barreau de PARIS

Docteur en Droit

Il est l’un des pionniers des actions collectives conjointes en France, action qu’il mène en mettant en avant sa sensibilité humaniste et des valeurs citoyennes.

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Droit de soigner et d’être soigné
Levothyrox c./ ANSM
Levothyrox c./ Merck
Linky
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Passeport biométrique
Privatisation Aéroport Paris
Stop 5G
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E-mail
Jérémy BOUSQUET

Avocat au barreau de TOULOUSE

 

Ayant commencé sa carrière dans le barreau à taille humaine de la Drome, Jérémy a rejoint les avocats partenaires pour apporter ses connaissances en droit de la consommation et en droit de l’environnement.

Avocat des actions :
Chlordécone
Stellantis Puretech
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Qui nous soutient ?

Action conduite avec le soutien du Collectif Toulousain contre la Pollution au Plomb (CTPP).

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Faux Résidents

Entre 2002 et 2022, l’AEFE a recruté des fonctionnaires en détachement, sous contrat de « Résident » au lieu du statut d’expatrié, plus avantageux. Le juge administratif a qualifié cette pratique de « détournement de procédure ».

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Dieselgate

Volkswagen a été renvoyée devant le Tribunal correctionnel de Paris pour tromperie aggravée, avec une audience de fixation prévue le 18 décembre 2026. Si vous êtes propriétaire ou ancien propriétaire d’un véhicule concerné, vous pouvez participer au procès en tant que partie civile et, en cas de condamnation, obtenir une indemnisation de vos préjudices.

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Péage Autoroute

L’action collective Péage Autoroute vise à contester la légalité des augmentations tarifaires annuelles des péages autoroutiers en France et obtenir réparation du préjudice subi du fait du paiement des tarifs contestés.

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Airbag Takata

En raison d'une récurrence importante d’incidents en lien avec les airbags TAKATA, il est proposé de regrouper les demandeurs dans le cadre de l’action collective conjointe Airbag Takata.

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